logologo

Jobs d’étudiants pas comme les autres

Beaucoup de jobs d’étudiants ont un point en commun, ils ne sont pas très enrichissants. Mais pas tous ! Ludmila, Daniel et Emmanuel, trois jeunes qui ont décidé de s’aventurer hors des sentiers battus, racontent leurs expériences. De quoi donner des idées à ceux qui cherchent un emploi pour l’été.

Par Florian Cuennet

Ludmila Meichtry et Daniel de Oliveira Fernandes renforcent les rangs de la Voirie de la ville de Fribourg, lors des mois d’été. «J’y suis arrivée par hasard», confie Ludmila, étudiante à l’Université de Fribourg. «C’est ma mère qui m’avait proposé de me présenter à la Voirie. C’était mon premier job d’étudiante, et ça fait maintenant 5 ans que j’y vais chaque été. » Et elle ne fait pas les choses à moitié, y consacrant 7 semaines de ses vacances. Daniel, également étudiant à l’Université, est impressionné, lui qui n’y passe «que» trois à quatre semaines par année: «C’est un job à 100%, on travaille aussi le week-end, et suivant ce que l’on fait, ça peut être assez sport! »
Un travail qui peut également être dangereux, et pas toujours gratifiant : «On n’est pas toujours très bien récompensé: les gens remarquent tout de suite si un trottoir est sale, mais s’il est propre, c’est ‹normal›…», explique Ludmila, qui ajoute immédiatement : «Ça reste un travail très satisfaisant. On passe parfois devant une fontaine et on se dit : «Si elle est propre, c’est grâce à moi! » «Et puis cela donne une autre vision de la ville », ajoute Daniel.
«Je suis plutôt un lève-tôt…», lance Emmanuel Abebe, sans la moindre trace d’ironie. Distribuer La Liberté est un moment privilégié pour lui : «Le matin, c’est très calme, et l’air est encore frais. J’en ressors fortifié. » Il l’admet volontiers, pour travailler dans ces conditions, mieux vaut être d’un caractère contemplatif… A l’écouter, se lever au milieu de la nuit – même s’il fait parfois la grasse matinée jusqu’à 4 h 30 – est un avantage. Mais attention, la tâche n’est pas aisée. Outre les horaires, la tournée a lieu par tous les temps: «Parfois, en hiver, quand il fait très froid, c’est difficile… L’important, c’est d’avoir de bons gants! » reconnaît Emmanuel.
Lui qui a commencé par compléter l’équipe du service de portage durant l’été est devenu un employé à part entière à l’occasion d’un départ à la retraite. Il fait désormais sa tournée tous les jours de l’année, ce qui lui permet d’arrondir son salaire d’apprenti. Mais, dit-il, il n’arrêtera pas une fois son diplôme en poche: son moment de sérénité matinale, il veut le garder!

Google +

© 2017 St-Paul Holding SA

Site web: media f SA