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Avec les mioches, l’hiver est moins moche !

En notre monde, la maximisation des instants de bonheur est devenue tendance. Parce que le remplissage méthodique d’un agenda est synonyme d’une existence réussie. Bipède quadragénaire pourvu d’une descendance débordante d’enthousiasme, je n’échappe bien évidemment pas à la règle. Et comme nombre de mes contemporains fribourgeois, je me prépare à l’hiver avec une certaine anxiété. Plus de Motta, plus de Port, plus de pique-nique au bord du lac de Morat, il va méchamment falloir meubler.

Chronique de Michaël Perruchoud

Chance et joie, les enfants sont fichtrement moins sensibles que nous aux aléas météorologiques. Tant qu’il ne gèle pas, en pull, veste et gants, les parcs de jeux demeurent tendance. Et là, force de l’expérience, j’ai passablement écumé le cheptel, et j’en arrive à la conclusion suivante. Le Graal du parc à mômes se situe au Guintzet avec sa tyrolienne trois étoiles, le toboggan le plus casse-gueule et accessoirement le plus rigolo de la région (sueurs froides parentales assurées) et la possibilité de se rouler dans les feuilles au tournant de novembre. Si la visite au Guintzet est dominicale, elle peut admirablement se coupler avec une heure de contes sous la yourte animée par Marie-Adèle Hemmer. Il y a des marionnettes, des instruments de musique. Le prix des jolies histoires est au chapeau et on réserve ici :
www.les-petits-racont-art.ch.

Si on ajoute à cela un brin de luge ou une bataille de boules de neige, il est probable que la génération suivante s’endorme assez vite. Et là, baby-sitter dûment conviée, vous avez la possibilité de vous offrir une soirée au parfum de vos jeunes années. On le dit, on le répète, entre Fri-Son, Le Nouveau Monde, La Spirale et Le Tunnel, Fribourg c’est pas mal pour s’offrir du live, une mousse à la main. Mais pour les oreilles qui désirent se sortir du moule, le must est bien planqué à Guin. Ça s’appelle le Bad Bonn www.badbonn.ch, c’est petit, introuvable, et accueillant. Et le lieu vous démontre en trois soirées qu’un bon programmateur, c’est comme un bon libraire, ça vous change la vie. Certains des groupes qui passent ici connaîtront un succès retentissant, d’autres resteront confidentiels, mais ce qui est sûr, c’est que votre soif de curiosités et de bonne musique sera ici encore mieux étanchée qu’ailleurs.

Et si vous avez les oreilles fragiles et que vous rêvez de lectures et de canapés, il vous reste le Café du Belvédère. Parce que la bibliothèque y est étonnamment bonne, qu’on peut lire en manteau sur la terrasse en sirotant une verveine. Ça résonne un peu moins comme le retour d’une jeunesse folle, mais c’est foutrement agréable quand même, pour nos cerveaux surchargés de rendez-vous et d’obligations diverses… Et si les enfants sont avec vous, ça sent fort la partie de Monopoly.

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